Encuentros

    • Sanación mística (Héctor Salazar)

      En el firmamento
      sin espacio tiempo
      su doble está
      siente que lo llama
      siente que lo ama
      su cuerpo de luz

      Y la arena blanca
      que acaricia el mar
      suavemente canta
      todo el verbo amar

      Con su misticismo
      su meditación
      y su dulce abismo
      entra en conexión

      Sobre piedras blancas
      su silueta danza
      hasta el arrebol
      La canción que canta
      como una manta
      abriga el corazón

      Y la arena blanca
      que acaricia el mar
      suavemente canta
      todo el verbo amar

      con su misticismo
      su meditación
      y su dulce abismo
      despierta el dragón


      Depuis le firmament
      sans espace-temps
      son double y est
      son corps de lumière
      sent qu'il appelle
      sent qu'il l'aime

      Et le sable blanc
      qui caresse la mer
      chante doucement
      tout le verbe aimer

      Avec son mysticisme
      sa méditation
      et son doux abîme
      il entre en connexion

      Sur des pierres blanches
      sa silhouette danse
      jusqu’au ciel rouge
      La chanson qui chante
      comme une couverture
      réchauffe le coeur

      Et le sable blanc
      qui caresse la mer
      chante doucement
      tout le verbe aimer

      avec son mysticisme
      sa méditation
      et son doux abîme
      le dragon se réveille

    • Voyage (Héctor Salazar)



      C’est le temps de faire ses adieux
      sa famille et ses amis sont là

      Toutes les émotions
      sont en éclosion
      avec des larmes

      avec ses grands rêves
      sa valise légère
      il tourne la tête
      juste une dernière fois

      Déjà sur l’avion
      sentiments apaisés
      sur le Grand Océan


      “A quoi ressemblera
      sa vie son destin
      très loin de mon arbre et mon jardin »
      loin de la mer et paysages andins


      Adossé sur cette nouvelle terre
      il s’est dit que les étoiles sont nues

      nues de solitude
      en décrépitude
      elles frissonnent

      le coeur défleuri
      rêves défraichis
      c’était lui l’étoile
      il faut se ressaisir

      à fond il respire
      ses pensées dépoussière
      et part sur le chemin


      Il s’assoit
      à coté des lierres
      qui poussent entre les pierres




      Il leur dit :
      merci pour vos conseils
      ça me réchauffe comme un soleil

      Con saña y alevosía
      Fujimori robó igual que García
      y como ave migratoria
      te fuiste por el planeta
      con ligera maleta
      Para crear
      tu nueva historia


      Nous sommes tous de l’eau
      de l’eau de la même mer
      sans frontières…

    • Polen (Héctor Salazar)

      Esta noche quiero ser polen
      volarme fuera y dentro
      quiero verte con mi vientre,
      abrazando pétalos de fuego

      Pero antes déjame decirte, que soy mujer
      que nació de un aguacero
      fruto de arboles viajeros
      entre Lima y Ginebra
      y detrás de mi luna
      llevo historias de madres
      que dejaron sus cunas
      por nuevos hogares

      Esta noche quiero ser polen
      volarme fuera y dentro
      quiero verte con mi vientre,
      abrazando pétalos de fuego

      Pero antes déjame decirte
      que se me escapa rebeldías
      contra hormigas con corbatas
      contra Monsieur Tou’l’monde
      que saquean Madre Tierra
      Si apagas tu anteojeras
      Veras que la justicia
      Sigue siendo serpiente
      Que muerde solo a descalzos

      Necesito acordes abiertos
      y libros prohibidos
      que sepan cobijar mi voz,
      y dispararte lucidez y amor


      Ce soir je veux être pollen
      m’envoler dehors et dedans
      je veux te voir avec mon ventre,
      étreignant des pétales de feu

      Mais d'abord laisse-moi te dire. Je suis une femme
      qui est née d'un averse
      fruit d’arbres voyageurs
      entre Lima et Genève
      et derrière ma lune
      j'apporte des histoires de mères
      qui ont quitté leur berceau
      pour nouveaux foyers

      Ce soir je veux être pollen
      m’envoler dehors et dedans
      je veux te voir avec mon ventre,
      étreignant des pétales de feu

      Mais d'abord laisse-moi te dire
      qu’il m’échappe des rébellions
      contre les fourmis en cravates,
      contre M. Tou'l'monde
      qui pillent la Terre Mère
      Si tu éteins tes œillères
      Tu verras que la justice
      est encore un serpent
      qui ne mord qu'aux pieds nus

      J'ai besoin d’accords ouverts
      et livres interdits
      qui sachent abriter ma voix,
      et tirer sur toi lucidité et amour


    • Zamba para no morir (Lima Quintana)

      Romperá la tarde mi voz,
      hasta el eco de ayer,
      Voy quedándome sólo al final,
      muerto de sed, harto de andar
      pero sigo creciendo en el sol, vivo,

      Era el tiempo viejo la flor,
      la madera frutal,
      luego el hacha se puso a golpear,
      verse caer, sólo rodar,
      pero el árbol reverdecerá, nuevo,

      Al quemarse en el cielo la luz del día, me voy,
      con el cuero asombrado me iré,
      ronco al gritar que volveré,
      repartido en el aire al cantar, siempre,

      Mi razón no pide piedad,
      se dispone a partir,
      No le temo a la muerte ritual,
      sólo dormir, verme borrar,
      una historia me recordará, vivo,

      Veo el campo, el fruto y la miel,
      y éstas ganas de amar,
      no me puede el olvido vencer,
      hoy como ayer, siempre llegar,
      en el hijo se puede volver, nuevo,
      Al quemarse en el cielo la luz del día, me voy,
      con el cuero asombrado me iré,
      ronco al gritar que volveré,
      repartido en el aire al cantar, siempre,

      Ma voix brisera la soirée
      Jusqu'à l'écho d'hier.
      Peu à peu je reste seule à la fin
      assoiffée et fatiguée de marcher.
      Mais je continue de grandir au soleil, vivant
       
      C'était le vieux temps la fleur,
      Le bois fruité
      Puis la hache a commencé à battre,
      se voir tomber, juste rouler.
      Mais l'arbre redeviendra vert. nouveau.
       
      Quand brûle dans le ciel la lumière du jour,
      je pars, avec la peau émerveillé
      et la voix enrouée de crier que je reviendrai
      Dispersé dans les airs en chantant, toujours.
       
      Ma raison ne demande pas la pitié
      elle est prête à partir.
      Je ne crains pas la mort rituelle
      Juste dormir, se voir s’effacer
      Une histoire se souviendra de moi, vivante
       
      Je vois le champ, le fruit, le miel
      Et cet envie d'aimer.
      L'oubli ne peut pas me vaincre
      Aujourd’hui comme hier, toujours arriver.
      Chez l'enfant on peut revenir, nouveau.
      Quand brûle dans le ciel la lumière du jour,
      je pars, avec la peau émerveillé
      et la voix enrouée de crier que je reviendrai
      Dispersé dans les airs en chantant, toujours.

    • Cardo o Ceniza (Chabuca Granda)

      Como sera mi piel junto a tu piel
      Como sera mi piel junto a tu piel
      Cardo o ceniza
      Como sera

      Si he de fundir mi espacio frente al tuyo
      Como sera tu cuerpo al recorrerme
      Y como mi corazón si estoy de muerte
      Mi corazón si estoy de muerte

      Se quebrara mi voz cuando se apague
      De no poderte hablar en el oido
      Y quemara mi boca salivada
      De la sed que me queme si me besas
      De la sed que me queme si me besas

      Como sera el gemido y como el grito
      Al escapar mi vida entre la tuya
      Y como el letargo al que me entregue
      Cuando adormezca el sueño entre tu sueño

      Han de ser breves mis siestas
      Mis esteros despiertan con tus rios
      Pero, pero

      Pero como serán mis despertares

      Cada vez que despierte avergonzada

      Tanto amor y avergonzada

      Comment ma peau sera à côté de la tienne
      Comment ma peau sera à côté de la tienne
      Chardon ou cendre
      Comment sera

      Si je dois fondre mon espace devant le tien
      Comment sera ton corps quand tu me parcoures
      Et comme mon coeur, si je suis habillée presque de mort
      Mon coeur, si je suis habillée presque de mort

      Se cassera ma voix quand elle s’arrête
      De ne pas pouvoir parler à l'oreille
      Et brûlera ma bouche salivée
      De la soif qui me brûle si tu m'embrasses
      De la soif qui me brûle si tu m'embrasses

      Comment sera le gémissement et comment le cri
      Quand ma vie s'échappe entre la tienne
      Et comme la léthargie à laquelle je me donne
      Quand s’endorme le rêve entre ton rêve

      Mes siestes doivent être brèves
      Mes estuaires se réveillent avec tes rivières
      Mais, mais

      Mais comment seront mes réveils?

      Chaque fois que je me réveille embarrassée

      Tant d’amour et l'embarrassée

    • Surco (chabuca Granda)

      Dentro de un surco abierto vi germinar
      un lucero de infinita soledad
      y con una canasta le vi regar
      con agua de un arroyo de oscuridad.

      Ah malhaya la siembra se echó a perder
      y el agua del arroyo se echó a correr
      Al lucero le gusta la libertad
      y al agua del arroyo la claridad.

      No dio fruto el lucero se fue a alumbrar
      y el agua del arroyo le fue a cuidar.

      En una hora triste quise cantar
      y dentro de mi canto quise gritar
      y dentro de mi grito quise llorar

      pero tan solo canto para callar.

      Ah malhaya la hora en que fui a cantar
      Ah malhaya la hora en que fui a gritar
      si gritando se llora para callar
      y mi vaso sediento no llega al mar.

      Ah malhaya la hora en que fui a cantar
      Ah malhaya la hora en que fui a gritar.

      Y así se fue el lucero a su claridad
      y así se fue el arroyo a su libertad
      No le llegó la hora de clarinar
      No le llegó la hora de clarinar

      De clarinar…
      De clarinar…

      Dans un sillon ouvert je vis germer
      Une étoile de solitude infinie
      avec un panier je l’ai vu arroser
      de l’eau d’un ruisseau d’obscurité

      Quel malheur, les semailles se sont abîmées
      et l’eau du ruisseau s’est mise à couler
      l’étoile du matin aime la liberté
      et l’eau du ruisseau aime la clarté

      L’étoile n’a pas fait des fruits et s’en alla allumer
      et l’eau du ruisseau prend soin d’elle

      Dans une heure triste je voulais chanter
      et dans mon chant je voulais crier
      et dans mon cri je voulais pleurer
      mais je chante seulement pour me taire.

      Quel malheur le moment où je suis allé chanter
      Quel malheur le moment où je suis allé crier
      si en criant on pleure pour pouvoir se taire
      et mon verre assoiffé n’atteint pas la mer

      Quel malheur le moment où je suis allé chanter
      Quel malheur le moment où je suis allé crier


      Ainsi l’étoile a retrouvé sa clarté
      Et le ruisseau est revenu à sa liberté
      ce n’est pas son heure de chanter à plein poumons
      ce n’est pas son heure de chanteur à plein poumons

      à plein poumons
      à plein poumons

    • Derecho de nacimiento (N. Lafourcade)

      Voy a crear un canto para poder existir
      Para mover la tierra a los hombres y sobrevivir
      Para curar mi corazón y a la mente dejarla fluir
      Para el espíritu elevar y dejarlo llegar al fin

      Yo no nací
      Sin causa
      Yo no nací
      Sin fe

      Mi corazón pega fuerte
      Para gritar a los que no sienten
      Y así perseguir a la felicidad

      Voy a crear un canto para el cielo respetar
      Para mover las raíces de este campo y hacerlo brotar
      Para mover las aguas y el veneno verde que hay por ahí
      Para el espíritu elevar y dejarlo vivir en paz

      Yo no nací
      Sin causa
      Yo no nací
      Sin fe

      Mi corazón pega fuerte
      Para gritar a los que nos mienten
      Y así perseguir a la felicidad
      Y así perseguir a la felicidad

      Es un derecho de nacimiento
      Es el motor de nuestro movimiento
      Porque reclamo libertad de pensamiento
      Si no lo pido es porque estoy muriendo

      Es un derecho de nacimiento
      Comer los frutos que dejan los sueños
      En una sola vos y sentimiento
      Y que este grito limpie nuestro viento

      Voy a crear un canto para poder exigir
      Que no le quiten a los pobres lo que tanto les costó construir
      Para que el oro robado no aprecie nuestro porvenir
      Y a los que tienen de sobra nos les cueste tanto repartir

      Voy a elevar mi canto para hacerlos despertar
      A los que van dormidos por la vida sin querer mirar
      Para que el trono lleve sangre lleve flores y el mal sanar
      Para el espíritu elevar y dejarlo vivir en paz

      Je vais créer une chanson pour pouvoir exister
      déplacer la terre vers les hommes et survivre
      pour guérir mon coeur et mon esprit le laisser fluer

      Je ne suis pas né
      Sans cause
      Je ne suis pas né
      Sans foi

      Mon coeur frappe fort
      Pour crier à ceux qui nous mentent
      Et ainsi poursuivre vers le bonheur
      Et ainsi poursuivre vers le bonheur

      Je vais créer une chanson pour que le ciel respecter
      Déplacer les racines de ce champ et le faire germer
      Pour déplacer les eaux et le poison vert qui est quelque part
      Pour que l'esprit s’élève et le laisser vivre en paix

      Je ne suis pas né
      Sans cause
      Je ne suis pas né
      Sans foi

      Mon coeur frappe fort
      Pour crier à ceux qui nous mentent
      Et ainsi poursuivre vers le bonheur
      Et ainsi poursuivre vers le bonheur

      C'est un droit depuis la naissance
      C'est le moteur de notre mouvement
      Parce que je revendique la liberté de pensée
      Si je ne le demande pas, c'est parce que je meurs

      C'est un droit depuis la naissance
      Manger les fruits que les rêves laissent
      D'une seule voix et sentiment
      Et que ce cri purifie notre vent

      Je vais créer une chanson pour pouvoir exiger
      Qu'ils ne prennent pas aux pauvres ce qu'il leur en a coûté tellement de construire
      Pour que l'or volé n'apprécie pas notre avenir
      Et ceux qui en ont assez ne leur coute tant de distribuer

      Je vais élever mon chant pour les réveiller
      A ceux qui dorment dans la vie sans vouloir regarder
      Pour que le trône porte du sang, des fleurs et soigne le mal
      Pour que l'esprit élève et le laisse vivre en paix